"Je pense qu’aujourd’hui les personnes ayant une pathologie quelconque se sentent seuls ou incompris par leur entourage. Ma famille a toujours été là ces 2 dernières années mais ne pouvait pas réellement comprendre ce que je traversais, donc j’ai toujours gardé mes sentiments pour moi."

Hello, Loïc, enchanté ! j’ai 22 ans et je vis dans la magnifique ville de Bordeaux. Je suis étudiant en école de commerce et j’effectue mon alternance dans un cabinet d’avocat charentais en tant que responsable Marketing Digital. Concrètement, cela consiste à gérer la communication digitale du cabinet, que ce soit la communauté Facebook, Instagram ou encore les différents sites web. Avant cela j’ai effectué une formation de niveau BAC +2 en informatique. Toujours en alternance, j’ai eu la chance d’avoir intégré le siège social de Pernod Ricard à Paris. Débarquer dans la capitale était pour moi une nouveauté. Autant vous dire que le stress était bien présent ! Néanmoins, ce fut une expérience géniale et très enrichissante sur le plan professionnel mais aussi personnel.

Mais qu’est ce qui m’anime en dehors du travail ? Le sport, la musique et bien sur le digital résume mes centres d’intérêts. Je suis (j’étais) extrêmement sportif ! J’adore le sport, je vis pour le sport, que ce soit l’athlétisme, en passant par le foot, rugby, vélo ou tout simplement la salle de sport. Pas une journée sans sport, du moins, avant… Concernant la musique, je fais de la batterie depuis de nombreuses années ainsi que du piano en autodidacte. Enfin, le digital forcément, le cœur de mon métier. Toujours à l’affut des nouvelles technologies et de l’actualité digitale en général.

Mais pourquoi témoigner aujourd’hui me demanderiez-vous ?

Tout commença en fin 2016 début 2017, à cette époque je venais juste de commencer mon apprentissage à Paris. En voiture, je commençais à avoir des difficultés à tourner la tête, du genre torticolis. Ensuite des douleurs aux poignets. Bien-sûr je consulte et le médecin me dit : « ne vous inquiétez pas, c’est le stress ça passera » Les jours passent, et forcément la douleur ne passe pas mais s’aggrave, jusqu’au jour où je ne pouvais même plus sortir de mon lit. Et après des mois et des mois d’analyses, on m’a diagnostiqué une Spondylarthrite Ankylosante.

« C’est quoi ce truc ? » lui ai-je dis ! Vulgairement c’est une maladie auto-immune qui enflamme les articulations, et lors de poussées, je ne peux clairement pas bouger mes bras, mes jambes ou tout simplement ma colonne vertébrale sans douleur. “Une maladie de vieux quoi.” Mais dans mon cas c’est le drame, parce que mon rêve, oui vous savez le rêve de gosse que nous avons tous, c’était de rejoindre les forces spéciales de l’armée de l’air. Je n’avais que ça en tête, j’étais fait pour ça ! J’étais entraîné, j’avais même signé un contrat de réserviste pour être sûr de mon choix ! Mais ce rêve s’effondre, et la galère commence. Le pire dans ces pathologies ce n’est pas l’aspect physique, mais bien l’aspect psychologique… Être privé de bouger, être en arrêt maladie 2–3 mois non-stop, annuler les voyages prévus, ne plus faire de sport DU TOUT ! C’est ça le plus dur.

Enfin voilà, des mois de traitement médicamenteux, avec une vingtaine de comprimés par jour qui me détruisent l’estomac, et avec des médecins qui me disent « On ne sait pas trop comment vous soulager à part avec votre Kétoprofène et vos anti-dépresseur… » Depuis, je vous l’avoue, ce n’est pas le grand amour avec le corps médical avec qui je n’ai plus trop confiance… Le comble avec une copine infirmière, un beau-père médecin et une belle-mère pharmacien. Jusqu’au jour où j’ai trouvé un traitement expérimental, à base d’une injection tous les 3 mois. Fini les comprimés qui aggravent mon cas ! Et aujourd’hui, tout va mieux ! J’ai encore des poussées de temps en temps ou des douleurs articulaires car je ne guérirai jamais complètement mais je peux reprendre le sport et ma vie quotidienne.

C’est ce qui me motive tous les jours d’ailleurs, de continuer ma vie, sans quasiment aucune restriction !

Si seulement j’avais connu le projet SUN plus tôt… Le fait de m’investir dans ce projet et de me livrer sur ma pathologie à travers une simple présentation m’a fait énormément de bien. Je remercie Clément de nous permettre de témoigner à ce sujet. C’est la première fois que je me livre vraiment depuis mon diagnostique. Je pense qu’aujourd’hui les personnes ayant une pathologie quelconque se sentent seuls ou incompris par leur entourage. Ma famille a toujours été là ces 2 dernières années mais ne pouvait pas réellement comprendre ce que je traversais, donc j’ai toujours gardé mes sentiments pour moi. C’est pourquoi je soutiens à 100% SUN. Ce projet peut apporter énormément à ces personnes atteintes de pathologies dont je fais partie, ou même leurs proches !

Ma famille a toujours été là ces 2 dernières années mais ne pouvait pas réellement comprendre ce que je traversais, donc j’ai toujours gardé mes sentiments pour moi."

Loic Schweitzer

Je vous remercie d’avoir lu mon témoignage, et reste évidemment disponible pour toutes vos interrogations !